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juillet
7
2005



 

La tension demeure vive en Angleterre

Scotland Yard a dévoilé samedi certains détails sur les attentats de Londres, qui ont tué plus de 50 personnes et fait 700 blessés, jeudi.

La police britannique a indiqué que les trois engins placés dans des rames de métro avaient probablement explosé à 50 secondes d’intervalle vers 8 h 47, heure locale. Jusqu’à présent, la police britannique avait échelonné ces attentats sur 26 minutes.

Extrait vidéo Christine Saint-Pierre nous fait part des derniers développements de l’enquête. La quasi-simultanéité de ces explosions laisse à penser que les bombes ont été déclenchées à l’aide d’un détonateur à distance, et non pas actionnées par des kamikazes.

Quant à la quatrième bombe qui a détruit un autobus à deux étages, elle a explosé exactement une heure plus tard que les trois précédentes.

Autobus . La police pense que ce dernier attentat a peut-être été improvisé au dernier moment par un terroriste qui n’aurait pas réussi à monter dans le métro, fermé rapidement après les premières attaques.

Scotland Yard a précisé que les bombes étaient toutes de forte puissance et n’étaient probablement pas de fabrication artisanale.

Les autorités londoniennes n’excluent pas la possibilité que les terroristes frappent à nouveau.

La tension baisse à Birmingham

. La police autorise la réouverture partielle du centre-ville de Birmingham d’où 20 000 personnes ont été évacuées samedi à la suite d’une alerte à la bombe. L’engin suspect découvert dans un hôtel du quartier de Broad Street s’est avéré inoffensif. Un premier colis suspect, découvert plus tôt dans un autobus, ne représentait pas non plus de danger.

Les services de déminage de la police poursuivent néanmoins leur inspection du périmètre. Le quartier évacué est en plein centre de la ville et compte un grand nombre de boîtes de nuit, de bars et de restaurants. Birmingham, deuxième ville du pays, est située à environ 180 kilomètres au nord-ouest de Londres.

La police estime que l’évacuation était justifiée en raison du caractère précis des menaces reçues.

Plus tôt dans la journée de samedi, une autre fausse alerte a entraîné tout un déploiement policier, cette fois à la station de métro King’s Cross de Londres. Le colis suspect était finalement inoffensif.

Un bilan loin d’être définitif

. Selon la police britannique, le bilan du quadruple attentat de jeudi, désormais appelé « 07/07 », en référence au « 09/11 » des États-Unis, demeure préliminaire.

Plusieurs corps sont en effet toujours coincés dans les tunnels. De plus, aucun des 49 corps retrouvés n’a encore été officiellement identifié, et 30 personnes sont toujours portées disparues.

Par ailleurs, 350 des 700 personnes blessées sont toujours hospitalisées, dont 22 dans un état critique. Le bilan des attentats s’établit maintenant à plus de 50 morts.

Les suspects se multiplient.

La police britannique est en revanche restée muette sur les informations publiées samedi dans la presse britannique, selon lesquelles elle aurait demandé l’aide des polices européennes pour retrouver Mohammed Al-Guerbouzi.

Cet Anglo-Marocain, qui serait disparu de son domicile londonien depuis des mois, est soupçonné d’être l’un des fondateurs du Groupe islamique combattant marocain (GICM). Ce groupe a revendiqué les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca, au Maroc, et du 11 mars 2004 à Madrid, en Espagne.

Mais dans une entrevue accordée à la chaîne arabe Al-Jazira, Mohamed Al-Garboussi a déclaré samedi qu’il n’est pas recherché et que son adresse est bien connue de la police britannique.

Dimanche, la presse britannique affirme qu’un Syrien est un suspect important dans la traque des poseurs de bombes de Londres. Selon le Times, Moustapha Setmarian Nasar, considéré comme un des organisateurs des attentats de Madrid, est soupçonné d’avoir établi des cellules dormantes d’Al-Qaïda au Royaume-Uni.

Le Sunday Telegraph prévient toutefois que l’homme de 47 ans n’est qu’un des nombreux suspects recherchés par la police et le Mi-5.

Un deuxième groupe revendique les attentats

Après une première revendication par le Groupe de l’organisation secrète-organisation de la base du Djihad en Europe, dès jeudi, les attentats de Londres ont été revendiqués par un groupe affirmant appartenir à Al-Qaïda, samedi.

Il s’agit des Brigades Abou Hafs Al-Masri, qui s’étaient déjà attribué la responsabilité des attentats de Madrid, ainsi que celle du double attentat d’Istanbul, en novembre 2003.

Abou Hafs Al-Masri est le nom d’un chef d’Al-Qaïda tué en Afghanistan, en octobre 2001.

Deux minutes de silence.

Deux minutes de silence seront observées en mémoire des victimes des attentats, une semaine jour pour jour après les explosions. Le moment de silence aura lieu jeudi à midi, heure de Londres, a annoncé le gouvernement britannique.

Le premier ministre Tony Blair a tenu à saluer la « grande résistance » des Londoniens, répétant que les Britanniques ne se laisseraient pas « terroriser par le terrorisme ».

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Cet article est rédigé par sylvain